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MessageSujet: ((J'fais des claquages au cœur.)) Ϟ Tonton Lun 12 Mar - 17:44
De mauvaises herbes insoumises
De mauvaises herbes insoumises lézardent les trottoirs. Je ne dors pas j'ai l'insomnie de ma cité dortoir. Toute ma vie j'ai rempli mon caddie d'illusions. Moi je téléphone, je télécommande et je télévision. Silence on tourne, on vit, on rit
mais ça ressemble à du playback. Mon banquier c'est James Brown
et tous les mois c'est payback! Des millions d'Andy Warhol
s'impatientent sur le quai de la gare. Pour un quart d'heure de trajet dans le train de la gloire

Chien galeux. Qui erre couvert de son crime. Des crimes qu'il porte sur les épaules. Du sang qui gît entre les lèvres. Fou à lier et paumé. Un grognement sourd, rauque. Qui retentit bruyamment. Qui se noie dans le silence morbide de la scène. D'une scène d'où tu es le principal acteur. Un acteur qui a sacrifié tous les autres. Pour se tenir au sommet. Comme la bête assoiffé de victoire que tu es. Symbole des instincts primaires. Du dominant. Le seul à rester debout, toujours. Une guerre sans fin. Des bains de sangs à chacun de tes pas. Slad, tu es un monstre déguisé dans un corps attrayant. Pathétique chien. Crevard et opportuniste. Tu violes la liberté des autres pour la rendre poussière. Immonde connard.

Immonde connard, oui.

Des vies. Par dizaine. Par centaine. Combien déjà ? Tu ne sais pas. Tu ne sais même pas où tu es. Tu ne sais pas où tu vas. Est-ce que tu te souviens de ton crime au moins ? De cette petite fille que tu viens d'égorger au coin d'une rue. Rien. Seulement des vagues souvenirs. Des souvenirs incertains, mais le sang lui... Il témoigne pour toi. Ce sang que tu as sur les mains. Dans les cheveux d'une blancheur ternie. Elle n'est plus immaculée, comme ta vie. Tu ne seras jamais l'Ange des Cieux descendu pour sauver ce monde. Tu ne seras toujours que les Démons des Enfers. Les abîmes de ce monde. Incapable de contrôle. Incapable de s'arrêter. C'est parce que tu te renies que tu ne peux pas y arriver. Abruti. Slad, tu es un imbécile qui ne sait pas où aller.

Le pire des imbéciles.

Qui fixe ses mains. Se laissant glisser le long d'un mur. Pour s'asseoir finalement dans la pourriture de cette ville. Le temps se suspend. Il se meurt un instant. Et tu réalises pleinement. La réalité de cette soirée. De ce morceaux de chair qui reste accroché entre tes doigts. Du sang encore tiède qui longe tes phalanges. Gourmand de repeindre ton corps en entier. Pour t'étouffer sous ta cruauté. Tu fermes les yeux. Tu espères fuir. Quelque part. Aussi loin que possible, mais c'est vain. C'est vain de croire. D'espérer. Oui, d'avoir ce foutu espoir dégueulasse qui étreint le cœur. Les espoirs qui font vivre quitte à bouffer jusqu'à la moelle.

T'es une victime de ta propre existence.

T'es pas à plaindre, enfoiré. C'est toi qui est encore en vie. C'est toi qui peut encore se relever pour errer. Et tu erres comme un pauvre clebard abandonné. Pitoyable et paumé. Tu n'es pas encore bien réveillé. Tu n'es pas encore revenu à ton état le plus basique. Non, tu n'as pas cette tête blasé comme d'ordinaire. Les traits sont crispés. Ils sont prêt à céder à tout instant. Le cœur bat. Si fort et il te ronge. Les sons des battements si vivants, ils te rendent fou. Parce que tu as senti les siens s'éteindre. Tu les entends encore. Ils sont si clair à ton oreille affûté.

Tu l'entends encore appeler à l'aide.

« La ferme !! » que tu cries soudainement. Dans le silence de la nuit noir. Dans les ruelles poussiéreuses et désertes. Seul. Si seul à vagabonder. À chercher un salut. N'importe lequel. Laissez-moi respirer encore. Tu sens le souffle te manquer sous ta propre culpabilité. Tu n'es pas digne d'être un loup. Un loup fier de ce qu'il est. Fier de sa patrie. Fier de ses origines. Fier d'exister. Non, tu n'es pas digne d'eux. Slad, tu n'es même pas digne de mourir. Espèce de chose frêle derrière ses crocs aiguisés. Je crève. Je crève. Je c r è v e. Tu fais peine à voir maintenant alors que tu te tiens là. Tu reconnais cet endroit. Quoi ? Sérieusement ? Tu viens te vautrer pathétiquement chez lui ? Il a rien demandé. Surtout pas à cette heure. Surtout pas à te supporter dans ton état. À voir le sang goutter encore au bout de tes cheveux. Combien de litre est-ce que tu trimbales au juste ? Tu aurais pas tué toute sa famille en plus d'elle ? Tu ne sais plus très bien. Tu commences à y réfléchir en grimpant jusqu'à sa porte d'entrée. Mauvaise idée. Les visages. Les voix. Les cris. Ils te donnent mal au crâne. Par pitié que quelqu'un l'arrête. Alors tu frappes. Si violemment. Si désespérément. « Tonton... S'il te plaît ! »

T'es pathétique, Slad.





Sladký

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MessageSujet: Re: ((J'fais des claquages au cœur.)) Ϟ Tonton Mar 13 Mar - 3:15

((J'fais des claquages au coeur.))

Sommeil agité. Tonton oscille perpétuellement entre le sommeil et l’éveil. Il est fatigué, exténué. Il voudrait tellement dormir. Mais il a faim. Combien de temps n’a-t-il pas mangé quelque chose d’humain? Les alternatives ne durent jamais longtemps, au bout d’un moment on se doit d’obéir à sa nature… Mais il ne veut pas y penser. Il veut juste dormir. Dormir. J’ai tellement de travail demain. Dormir l’empêcherait de penser à sa faim. Mais son ventre grogne. Il se tourne et se retourne dans ses draps. Si seulement il pouvait éteindre son cerveau sur demande... Il faut que je me calme, que je ne pense à rien. Il inspire lentement, expire doucement. Ses muscles se décontractent lentement. Il se repose comme il peut, le sommeil l’emportera bientôt. Il se calme, il s’endort…

Un bruit sourd, et ses yeux s’ouvrent par réflexe. D’habitude, le bruit ne le dérange pas; les rues de son quartier sont souvent animées, et il a appris instinctivement à ignorer ce bruit de fond. Mais là c’est différent. Ce n’est pas le klaxon des voitures, ni les cris de quelques soûlards. C’est autre chose. Tonton reste allongé, incrédule. Le bruit se répète. C’est tout près. Son esprit embué finit lentement par comprendre. La porte !

Tonton sort du lit en sursaut. Le bruit, puissant, continue de se faire entendre. Quelqu’un frappe à la porte, mais si fort, on dirait qu’il va la défoncer. Tonton cherche à tâtons dans le noir une robe de chambre qu’il enfile vite. Il sort de sa chambre, allume la lumière de son salon avant de se précipiter vers sa porte d’entrée. Quelques enjambées lui suffisent à traverser son petit appartement. Sans même regarder par le judas, il retire le verrou et ouvre.

« … Slad ? »

Il regarde de haut en bas le gamin en face de lui. Ses yeux endormis mettent un peu de temps avant d’y voir clair. Mais il remarque tout de suite le sang qui macule le jeune homme. Tonton ignore si c’est le sien ou celui de quelqu’un d’autre.

« Oh merde, Slad… Tu vas bien ? »

Le regard du loup-garou lui signifie que non. Tonton se rend compte qu’il ne peut pas le laisser dans le couloir, ses voisins pourraient sortir voir la source du bruit et remarquer le jeune homme en sang près de chez eux. Cela ne causerait que des problèmes.

« Viens, rentre. Tu vas me raconter ça. »

Tonton pose une main derrière le dos de Slad et l’invite à rentrer chez lui. Il jette un regard hâtif dehors, s’assure que personne ne l’a vu, et referme à clé derrière lui.


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MessageSujet: Re: ((J'fais des claquages au cœur.)) Ϟ Tonton Mar 13 Mar - 15:08
De mauvaises herbes insoumises
De mauvaises herbes insoumises lézardent les trottoirs. Je ne dors pas j'ai l'insomnie de ma cité dortoir. Toute ma vie j'ai rempli mon caddie d'illusions. Moi je téléphone, je télécommande et je télévision. Silence on tourne, on vit, on rit
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Tu ne sais pas pourquoi. Pourquoi c'est ici que tu viens te réfugier. Comme un gamin perdu. Comme un enfant des rues. Paumé et désorienté. La faim. Elle était si féroce aujourd'hui, comme à chaque fois. À chaque fois que tu perds pied. Que tu sembles oublier qui tu es. Tu es un monstre derrière une caisse enregistreuse. Des yeux qui luisent trop férocement pour ce monde entier, mais pas cette ville. Ici, il y en a d'autres. Pire que toi. Oui, bien pire. Ils n'ont ni remords, ni loi. Pourtant, ça ne suffit jamais à te racheter. À te consoler. Non, toi tu te bouffes comme un con. Tu te bouffes l'esprit. Tu te détruits en pensant. En pensant trop à ce que tu es. À ce que tu n'as pas choisi d'être... mais tu l'es, Slad. Accepte-le. Tu n'y arrives jamais, alors tu te tiens là. Devant cette porte d'entrée. Ce bois, tu vas finir par le défoncer s'il ne s'ouvre pas.

Tu es désespéré.

De ta propre existence. Un soupir proche du gémissement agonisant, tu finis par le voir. Ce visage. Ses traits. Tu relèves les yeux pitoyables aux couleurs du loup. Tu vas bien ? Tu ne sais pas. Non, tu ne crois pas. Ça ne va jamais quand tu dévores quelqu'un de la tête aux pieds. En ne laissant derrière toi que des morceaux vagues. Ils ne pourront jamais retrouver son identité. Ce n'est pas la première. Ce ne sera jamais la dernière. Ce n'est que le commencement. Toujours. Dans un silence religieux, tu passes la porte. T'engouffre dans son antre. Il y a un bruit sourd. D'une goutte de sang qui tombe. Qui vient repeindre le sol. « Tonton... » que tu finis par dire. D'une voix presque dénuée d'émotions. Une voix qui s'étrangle déjà. « Est-ce que tu crois... que j'devrais me tuer ? » que tu oses demander. C'est une idée qui a déjà traversé ton esprit. Si souvent. À chaque fois que tu reviens pleinement à toi. Que les instincts se calment. Tu y as pensé. Tu as même déjà essayé. De sauter du toit le plus haut de cette ville. Tu as essayé, oui. Seulement ce n'est pas seulement maintenant que tu es pathétique. Là-haut aussi, tu l'étais. Tu ne sais pas ce que tu devrais faire de toi. Tu n'arrives pas à te décider. Derrière cet air blasé qui te sied si bien, il y a un gamin.

Un gamin qui n'arrive pas à se décider.

Cette question, elle revient souvent, mais c'est la première fois. C'est la première fois que tu l'as pose à quelqu'un. Quelqu'un que tu fixes dans les yeux. Sans détour. Dans la pénombre de la pièce vers laquelle tu vas, tu ressembles à un monstre. Des cheveux blancs, limite argentés. Des yeux dorés. Du sang. Tellement de sang partout. Une bête dans son appartement. Une bête blessée. Frénétiquement, tu cherches soudainement une clope. Comme un besoin urgent. Presque vital. Tu cherches à t'enfumer. Pour oublier. Pour calmer les tremblements qui te guettent. « Tonton... » que tu murmures en sortant ton paquet. « J'sais plus vraiment.... je sais jamais ce que je fais réellement... j'oublie ou j'veux seulement ne jamais savoir... je ne sais pas si c'est vraiment une malédiction de mes pires instincts ou moi qui tente de fuir... j'sais pas... j'crois que c'est moi en réalité... j'essaye de fuir. » tu ne sais pas ce que tu veux dire. Tu ne sais pas ce que tu essayes de dire alors que tu viens t'asseoir par terre. Au milieu du salon. Un bruit lourd retentit. Tu viens de te laisser tomber au sol. Fatigué. Il y a cette faible lumière. Rapide et éphémère. Elle allume le cancer au bout de tes doigts. Et la fumée s'envole. Disparaît. Volatile. Elle te fait envie. « J'ai tué une petite fille... J'crois que c'était juste elle. Je ne sais plus, mais vu le sang... j'en doute. Combien de personnes j'ai... bouffé cette nuit ? Je ne sais plus. Peut-être qu'elle était avec quelqu'un ? … Je m'en souviens plus. Peut-être sa mère ou même son père... j'me rappelle plus. C'est la nuit alors sûrement... ou alors elle était vampire ou autre chose... son goût a déjà disparu... » tu parles. Encore et encore. Tu murmures tes crimes.

Les péchés de ta vie.

Vous n'avez jamais été une seule personne. Il y a le loup et il y a toi. C'est cette dissociation qui cause tout cela. Le loup existe à part. Il a une vie propre, différente de la tienne. C'est pour cela que tu ne peux pas le contrôler. Parce que tu refuses de le comprendre. De l'écouter. D'essayer de prendre part à sa réalité. Tu y songes. Assis à même le sol, tu y songes oui. Longuement alors que la fumée s'échappe régulièrement d'entre tes lèvres. Tu y songes si intensément, mais bientôt tu te souviens. Que tu n'es pas seul ici. Que ce n'est pas chez toi que tu es rentré. Alors tu lèves les yeux sur lui. Tonton. Il a ouvert sa porte. Il a laissé la bête rentrer. Sans même hésiter. Sans même sourciller. « Tonton... j'suis désolé... de v'nir te réveiller à cette heure de la nuit... » tu ne sais même pas quelle heure il est pour tout dire.





Sladký

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MessageSujet: Re: ((J'fais des claquages au cœur.)) Ϟ Tonton Mar 13 Mar - 17:44

((J'fais des claquages au coeur.))

Sladký rentre sans rien dire. Comme étranglé par le choc, ou la honte. Peut-être un peu des deux. Tonton ne dit rien non plus. Il ne veut pas bousculer le jeune homme. Il veut lui laisser le temps de rassembler ses pensées. Le temps s’écoule, le sang aussi. Malgré l’obscurité, Tonton peut apercevoir le reflet vermeille du liquide qui goutte de Sladký avant de s’écraser sur son parquet. Quand il n’était encore que Anthony, il aurait pu tabasser quelqu’un pour seulement rentrer chez lui avec des chaussures sales. Mais maintenant, Tonton s’en fout. C’est juste un sol. Il passera la serpillière demain. Il a quelque chose de plus important devant lui.

Sladký parle enfin. Et d’une petite voix, il demande à Tonton s’il pense qu’il devrait se tuer. Tonton soupire. L’enfant devant lui est visiblement désespéré, et Tonton a toujours du mal à trouver ses mots dans ce genre de situation. Mais Slad a demandé son avis, alors il dit ce qu’il pense vraiment.

« Non Slad, je ne crois pas que tu devrais te tuer. »

Mais la vraie question c’est, est-ce que tu penses que tu devrais le faire? Tonton ne formule pas cette question à voix haute. Pas encore. Il a pris la parole mais il sent que le loup-garou n’a pas fini de parler. Alors il attend.

Sladký fouille frénétiquement ses poches, en sort un paquet de cigarettes. Et tandis qu’il l’allume, il parle. De ses doutes. De ses peurs. De sa volonté de fuir. Et Tonton écoute, car c’est ce qu’il fait de mieux. Et Tonton comprend, car il a connu les mêmes doutes, les mêmes peurs. Et il a fui, lui aussi.
Sladký s’effondre finalement par terre. Comme si ses jambes ne pouvaient plus le retenir. Alors naturellement, Tonton s’assied à côté de lui. Il sent l’humidité du sang frais en dessous de lui, mais il n’y prête pas attention. Le jeune garçon parle à nouveau, et confie l’origine de ce sang. Une petite fille. Peut-être aussi ses parents. Peut-être aussi quelqu’un d’autre. Il ne sait plus.

Tonton hoche la tête, pour indiquer qu’il comprend. Mais les mots lui manquent. Tonton ne sait jamais vraiment quoi dire. Il préfère écouter car quand les mots essayent de sortir, ils s’emmêlent souvent et ne ressemblent plus à rien. Il va quand même tenter quelque chose. Pour que Slad se sente un peu mieux au moins. Ou en tout cas, moins coupable. Mais il ne peut pas dire que ce n’est pas grave, ce n’est pas vrai, et le loup-garou le sait. Mais en même temps, le jeune homme n’est pas un monstre, et Tonton voudrait qu’il le sache.
Un long silence s’écoule avant que Tonton n’ose prendre la parole, au cas où le jeune loup-garou aurait quelque chose d’autre à ajouter. Mais celui-ci ne dit rien de plus si ce n’est des excuses, pour être venu. Tonton lui fait un geste désinvolte de la main pour lui dire que ce n’est pas grave. Il lui ouvrirait toujours sa porte, peu importe l’heure.

« Slad… Merci. D’être venu me le dire. Ça a l’air de rien, mais… c’est beaucoup. Rien que le dire, c’est déjà… c’est… c’est très courageux de ta part. Et c’est une bonne chose. »

C’est pas terrible comme réponse. Tonton prend une petite pause, le temps de respirer et d’organiser ses pensées.

« Je sais que… que ça peut être dur, des fois. J’veux dire, moi-même, j’ai les crocs et j’en arrive à faire des choses dont je suis pas très fier. Et même sans avoir la dalle, je suis pas… enfin... »

C’est confus, et ça en devient gênant. En plus son ventre affamé gargouille. C'est bien le moment. Tonton se râcle un peu la gorge.

« C’que j’veux dire c’est que… moi… puis toi aussi, on a… on a quelque chose de naturellement mauvais en nous. Un truc qu’on doit retenir. Lutter contre, même. Et des fois, ça marche pas. Mais au moins, on essaye, et c’est… c’est ça qui compte, j’te dirais. »

Seigneur, je suis vraiment mauvais. Les paroles, c’est pas son truc, à Tonton. Il voudrait dire davantage, mais il a assez cafouillé comme ça. Alors, en attendant que son esprit se réveille un peu et que des phrases cohérentes se forment dans son esprit, il pose une main amicale sur une des épaules de Slad, en espérant qu’un geste vaille mille mots.


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MessageSujet: Re: ((J'fais des claquages au cœur.)) Ϟ Tonton Mer 14 Mar - 17:22
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Une décharge. Une claque violente au contact de sa main. C'est le corps d'une autre entité. Trop proche de toi. Les instincts s'éveillent. Comme à chaque fois. Comme à chaque fois qu'ils te touchent, oui. Cette fois-ci, tu le sens. Maintenant que l'esprit revient. C'est sa voix. Ce salut que tu essayes de frôler du bout des doigts. Ce terrain paisible que tu rêves de retrouver. L'as-tu déjà eu un jour ? Cette tranquillité qui te manque tant. Jamais vraiment, pas vrai ? Jamais non alors que tu fermes les yeux. Sans fuir son contact. Tu laisses cette main amicale te faire toucher terre encore une fois. Ce n'est pas assez pour oublier. Rien ne sera assez fort. C'est un rêve. Une chimère. Après laquelle tu cours si ardemment sans réussir à la toucher. Un frêle soupir qui s'envole. La fumée diaphane qui se perd. Tonton est comme toi. C'est ce qu'il essaye de dire. Tu le comprends bien. Tu le comprends, oui. Pourtant, ça ne changera rien. « J'sais bien... on a tous plus ou moins quelque chose d'infâme et dégueulasse. Les humains peuvent espérer n'avoir jamais de côté sombre, mais ce sont bien les seuls. On doit tous bouffer quelqu'un.... Ils bouffent aussi d'autres espèces... J'sais pas pourtant c'est... Si demain j'venais à venir essayer de te bouffer ? C'est pas impossible. Il est différent de moi. » que tu laisses échapper. Il. Il est les ténèbres. Pourtant il est toi. Quoique tu fasses. Quoique tu dises. Quoique tu penses. Il est là. Il est dans chacun de tes mots. Dans chacune de tes émotions. Dans chacun de tes regards. Il est ton pire ennemi et ton meilleur allié. Il est toute ta vie. C'est triste ? Oui.

Triste qu'il soit aussi barbare.

À l'instar de tes émotions les plus douces. Il est le néant. Les ténèbres et les Enfers. Avide et sans scrupules. Tu ne sais pas si Tonton est comme ça, lui aussi. Si dans ses pires moments, il est aussi morbide. Tu ne sais pas et tu n'oses pas demander alors que tu le fixes. Tu le fixes si intensément de tes yeux luisants. Luisants de cette sauvagerie qu'il caractérise tant. Tu as écorché. Déchiqueté et dévoré une enfant. Sans même pouvoir t'arrêter. Sans même pouvoir t'enchaîner. Sans même pouvoir le réaliser pleinement. En prenant du plaisir. C'est ça le pire. C'est ce qui te ronge tant. Parce que finalement, tu en as besoin pour vivre. Et la bête aime se déchaîner. Elle aime sa liberté. De chasser, de poursuivre et de détruire. C'est vibrant et grisant. Tu le sens dans tes veines que cela lui plaît. Que c'est ce qui l'a fait vivre. « J'ai peur de lui. » que tu avoues. « De ce qu'il est capable de faire. De ce que... je suis capable de faire. » tu le dis finalement. Tu l'admets un petit peu. Qu'il n'y a plus moyen de vous séparer. « Parfois j'ai presque l'impression de l'entendre.... de l'entendre hurler, comme s'il essaye de me causer. » tu as l'air fou probablement. Renier une partie de soi c'est la rendre plus vivante. Plus tangible aussi.

Il devient plus vrai à mesure que tu l'éloignes.

L'ignorance le rend plus fort. Tu commences à le comprendre alors tu essayes. Un petit peu. Tu essayes de l'apprivoiser, oui. Tout du moins tu y penses. À cet instant, tu y songes doucement. Dans le fond de ses yeux, c'est la réponse que tu trouves. « Est-ce que.... tu crois que je devrais essayer de le comprendre ? J'veux dire... j'ai beau essayer de faire la part des choses entre lui et moi.... finalement.... » tu as peur de le dire soudainement. Ça te file la gerbe et tu tires sur ton cancer rapidement. Pour calmer ces battements frénétiques qui t'étreignent doucement. Tu remarques que tu trembles légèrement. Ça te fait peur de vivre avec l'idée que ce soit toi. Toi et seulement toi. Que ce lui n'existes pas. « … Est-ce que je ne devrais pas accepter.... que lui et moi.... ce n'est que moi au final ? » tu ne sais pas si ce que tu dis est clair. Lentement, tu baisses les yeux mornes sur le sol. La lueur commence à disparaître. Petit à petit les instincts se meurent. Ils se calment. La nuit est terminée pour le loup. Il n'y a plus que l'humain affaibli par sa vie. Soudainement tu l'entends. Cette nouvelle goutte de sang qui tombe. Dans un geste fébrile, tu observes tes mains. « Parfois.... j'vois encore le sang. Peu importe à quel point j'essaye de l'effacer. » que tu ajoutes. Dans un murmure lassé. « On fini par s'y habituer ? » ce sont des questions que tu as longtemps retournés dans ton sommeil troublé. Sans jamais trouver de réponse, tu cherches à être rassuré. Par lui. Par Tonton. Parce que Tonton a ce calme qui arrive à apaiser ton cœur fatigué. « J'suis désolé... j'dégueulasse ton sol. J'vais nettoyer après. » c'est vain de penser à cela maintenant. Pourtant, tu cherches à fuir un petit peu. Fuir ce que tu laisses échapper.

Ce que tu oses dire.





Sladký

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MessageSujet: Re: ((J'fais des claquages au cœur.)) Ϟ Tonton Jeu 15 Mar - 6:23

((J'fais des claquages au coeur.))

Tonton n’est pas bon avec les mots. Il veut bien faire, mais il n’est jamais vraiment sûr de comment s’y prendre. Parfois, il empire la situation, et il regrette alors d’avoir ouvert sa bouche. Mais Sladký n’a pas l’air d’avoir mal pris ses remarques. Ou du moins, il ne le montre pas. Il tire sur sa cigarette, penseur, avant de reprendre la parole. Il comprend Tonton, ou du moins il comprend ce qu’il a voulu dire. C’est déjà ça. Loup-garou et zombie, c’est le même combat pour préserver son humanité. Mais il y a autre chose. Ou plutôt quelqu’un d’autre. Sladký parle d’un « il » mais Tonton comprend qu’il parle de lui-même. Un frisson parcourt le dos de Tonton. Tonton aussi a en lui un « il » différent de lui, qu’il ne veut pas voir sortir, mais ce « il » porte un nom : Anthony. Anthony, cette vieille erreur, ce monstre du passé.

Sladký continue. Il a peur. De cet autre, de lui-même. De ce qu’il pourrait faire. Sladký parle, et Tonton reste silencieux. Mais il hoche la tête tandis qu’il écoute parler le jeune homme. Il sait de quoi il parle. Il connaît ça.
Sladký demande s’il devrait essayer de le comprendre, et Tonton ne répond pas. Il n’a pas vraiment la réponse à cette question. Lui, en tout cas, il fait tout ce qu’il peut pour ne jamais écouter son autre. Du coup, il ne sait pas s’il est bien placé pour donner des conseils.
Sladký fume frénétiquement et pose la question, peut-être plus à lui-même qu’à Tonton, de s’il devrait accepter cet autre comme juste une part de lui-même. Là encore, Tonton reste silencieux. Le plus âgé a toujours bien marqué la différence entre lui et Anthony. Jamais il n’accepterait qu’ils soient la même personne. Quand bien même ce serait la chose la plus sage à faire.
La respiration de Sladký commence à se faire de plus en plus régulière. Dans ce silence absolu, Tonton peut faiblement entendre le souffle du blond qui se stabilise. Il commence à aller un peu mieux. J’espère. Ce serait déjà ça. Le bruit du sang qui s’égoutte se fait entendre de temps en temps. Sladký reprend une nouvelle fois la parole. Il veut savoir si on s’y fait, si on finit par s’y habituer, au sang, au carnage, à la sauvagerie. Si seulement je le savais. Honteux de son ignorance, Tonton préfère encore une fois rester silencieux.

Un petit temps passe, où ils sont tous les deux ainsi assis par terre, dans le sang. Sladký s’excuse et promets qu’il nettoiera derrière lui. Tonton lui fait encore un geste désinvolte de la main.

« T’en fais pas pour le sol. C’est juste un sol. Puis il est étanche, donc t’en fais pas pour le voisin du d’ssous non plus. »

Tonton prend une pause. Il essaye d’organiser ses pensées.

« Sladký , je… je suis désolé. J’aimerais te dire des trucs d’adulte responsable et pleins de bons sens. J’aimerais te dire que tu devrais le comprendre, que tu devrais accepter… cet autre toi. Pour aller de l’avant. Connais toi toi-même comme dirait l’autre, enfin tu sais. Mais… »

Une autre courte pause. Tonton passe sa main sur son visage, sa paume se frotte contre sa barbe mal rasée et rencontre les grosses cernes sous ses yeux.

« Mais si j’te disais ça, ce serait hypocrite de ma part. Parce que je te donnerai des conseils que j’applique même pas. Parce que moi, je l’ai jamais accepté, l’autre. Anthony. Tu sais, lui… ce moi qui n’est pas moi. »

Tonton parle souvent de sa renaissance, mais il n’évoque que très peu Anthony. Il parle de cet autre comme ce qu’il est : quelqu’un d’autre, un merdeux sans intérêt. Rien à signaler à son sujet.

« J’voudrais te dire de faire la paix avec toi-même, d’accepter ton côté sauvage, ou quelque chose. Mais moi-même je le ferai jamais. Je fais tout pour qu’Anthony se la ferme, mais dès qu’il merde, j’irai jamais dire que c’est moi. Et je dors bien la nuit parce que toutes ces horreurs, dès que j’y pense, je me dis que c’est pas ma faute, que c’est pas moi mais… lui. »

Tonton baisse les yeux, incapable de regarder son ami dans les yeux. Irresponsable idiot.

« Désolé Sladký, j’aurai voulu te dire quelque chose pour que tu te sentes mieux. Mais j’arrive même pas à assumer mes propres erreurs, je sais pas comment te dire que tu dois vivre avec les tiennes. Sur ce coup-là, t’es peut-être le plus mature de nous deux. »

Tonton espère que l’obscurité ambiante suffit à dissimuler la honte incrustée sur son visage.


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MessageSujet: Re: ((J'fais des claquages au cœur.)) Ϟ Tonton Dim 18 Mar - 16:05
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s'impatientent sur le quai de la gare. Pour un quart d'heure de trajet dans le train de la gloire

Tu comprends. Tu ne comprends que trop bien. Vous vous ressemblez. Bien qu'il soit un zombie et toi un loup. Vous vous ressemblez tellement à cet instant. Il parle et ses mots te parlent aussi. Plus mature que lui ? Tu ne sais pas. Tu ne fais qu'évoquer des possibilités sans jamais les toucher du bout du doigt. Tu te contentes d'y penser sans jamais décider une bonne fois pour toute. C'est difficile, d'être un monstre. Une espèce étrange et incontrôlable. Peut-être que vous devriez essayer. Ensemble ? Qui sait. « J'sais pas si je suis plus mature que toi. » non, tu ne l'es pas vraiment. Sa honte, tu l'a remarque, mais tu ne dis rien. Parce qu'il y a la même sur tes propres traits quand le soleil se lève une nouvelle fois. Et que tu es toujours en vie. « C'est difficile, hein ? Parfois trop même. Peu importe ce qu'on décide, je crois que de toute façon, on a pas le choix. On fait comme on peut, hein ? J'imagine que tu as raison. Essayer c'est déjà un pas.... Un pas qui prouve qu'il n'y a pas qu'un monstre. »

Qu'il n'existe pas que cette erreur.

C'est déjà bien, n'est-ce pas ? C'est peut-être même assez ? Vous ne pouvez pas vous fuir. Vous ne pouvez pas le fuir, lui. « Tonton... C'était quel genre de personne, Anthony ? » tu ne sais pas s'il va répondre. Tu ne sais pas s'il va t'en parler. Et tu ne vas pas l'obliger, mais tu as posé la question. Elle est sortit toute seule. Parce qu'il a mentionné son nom pour la première fois. Au fond, tu crois comprendre qu'il s'agit de son passé. « Pour moi... le loup est la part la plus sombre de mon humanité. J'crois qu'au fond, on est tous un peu des monstres. Que l'on soit humain ou comme nous. Enfin... ça me rassure sûrement de penser comme ça, mais à partir du moment où on pense... on a forcément des parts d'ombres, non ? » c'est vrai après tout, pas vrai ? Nous avons tous ce démon qui erre. Qui est là. Endormi ou à moitié éveillé. À moitié éveillé ou conscient. Il est là. En chacun de nous. C'est la seule manière de bien le vivre. « Quelque part.... c'est pas vraiment notre faute. Je veux dire.... ce sont des instincts, non ? » une autre manière de se rassurer. Pourtant c'est un manque de contrôle pour ta part. Pour lui c'est différent, mais pour toi, c'est juste cela.

Un manque de contrôle qui rend fou.

« T'excuses pas Tonton... en réalité y'a pas vraiment de réponse à mes questions. » tu fumes. Tu en es conscient. Il n'y a pas de solution miracle. Jamais. C'est un rêve. Rien de plus qu'un rêve, oui. Une chimère et un espoir vain. « L'accepter ou non, ça changera pas la faim finalement... » comme tout le monde, vous devez manger et vivre. Survivre même. C'est l'instinct de survie qui vous poussent à cela. Un simple instinct de conservation. Toutes espèces en a un. C'est la vie. La vie n'est jamais d'un rose clair. « En vrai j'crois que je suis encore qu'un gamin qui croit aux contes de fées. » un bref rire amer et la fumée qui s'égare. Tu te sens mieux, déjà. Parce que le loup se calme. Il s'enterre à nouveau. Il disparaît lentement pour s'endormir. Jusqu'à la prochaine lune. « J'espère juste que j'viendrais jamais ici... pour m'en prendre à toi sans le savoir. Sans même le réaliser. » ça te tuerait. De bouffer les gens qui comptent pour toi. Oui, ça te tuerait. « Au fait Tonton... depuis quand tu n'as pas mangé ? » c'est indiscret, mais tu as l'impression, maintenant que tu le regardes mieux, qu'il semble... éreinté. Au bord du gouffre peut-être. Tu crois le voir en tout cas. Et ça te fait peur. Pour lui.





Sladký

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MessageSujet: Re: ((J'fais des claquages au cœur.)) Ϟ Tonton Mar 20 Mar - 19:44

((J'fais des claquages au coeur.))

Tonton ne sait pas à quoi s’attendre, après sa confession. Peut-être des engueulades. Ou juste un soupir de déception. Si Sladký se levait d’un coup pour partir, Tonton ne lui en voudrait pas. Il n’a rien à lui offrir d’utile.
Mais Sladký ne fait rien de tout ça. Une fois que Tonton a fini de parler, le loup-garou avoue qu’il ne sait pas s’il est plus mature que lui. Tonton le regarde, essaye de déceler une quelconque expression sur le visage du jeune homme. Mais l’obscurité rend sa tentative vaine. Est-ce qu’il m’a compris ? Et comme pour répondre à cette question non formulée, Sladký poursuit ; tout ça c’est difficile, voir même incontrôlable, mais l’essentiel est d’essayer. Tonton ne peut qu'acquiescer.

Sladký demande ensuite qui est, qui était Anthony. L’emploi de l’imparfait n’était sûrement pas volontaire, mais Tonton l’en remercie intérieurement ; il est tellement plus simple, plus agréable, plus libérateur d’imaginer qu’Anthony appartient au passé, même si ce ne sera jamais vraiment le cas.
Tonton évite en général de parler d’Anthony, mais pour cette fois-là, il va essayer. Un peu. Il va faire ce qu’il peut. Si Sladký demande davantage de détails, il fera des efforts.

« Anthony était une ordure, un vrai sac à merde. Il ne se souciait de personne, et c’est pour ça qu’il ne manque à personne. C’est pour ça qu’Anthony, ce n’est pas moi. »

Tonton regarde le jeune homme et lui adresse un sourire complice qu’il ne voit sûrement pas. Anthony, ce n’est pas moi. Car je vaux mieux que lui. Car je vaux mieux que ça. L’être humain vaut toujours mieux que la bête. Sladký vaut mieux que son loup.
Le jeune homme continue de parler, aussi bien à Tonton qu’à lui-même. Comme il le dit, ils ont tous des parts d’ombres, et des instincts qui les dépassent. Cette fatalité semble le rassurer, et Tonton ne peut être que d’accord avec lui. Tonton n’ajoute rien, car il sent que Sladký a juste besoin de déballer un peu ce qu’il a sur le coeur.

Sladký évoque sa peur de s’en prendre un jour à Tonton. Celui-ci a un rire étouffé et lui tapote l’épaule.

« T’en fais pas pour ça. Je suis déjà bien avarié. Si ton loup essaye de me grignoter, il va plus se rendre malade qu’autre chose. »

Une tentative d’humour pour détendre l’atmosphère. C’est vraiment pas terrible, mais Tonton ne veut pas que Sladký s’inquiète pour lui. Inquiète-toi pour toi, surtout. Tonton craint que son ami ne finisse tué par sa propre culpabilité.
Sladký, lui; demande à Tonton depuis quand il n’a pas mangé. Le sourire disparaît du visage du zombie. Il avait presque oublié sa faim.

« Oh. Honnêtement, j’sais pas. En général, mon régime santé fonctionne pour calmer ma faim, surtout quand j’le mélange avec des pilules coupe-faim. Mais, y’a une limite à tout et… disons que les animaux errants se font de plus en plus rares à Dédale. C’est pas étonnant, mais bon... »

Tonton réalise soudainement que ce qu’il dit est assez inquiétant.

« Mais t’en fais pas, j’vais rien te faire, hein. » Il a un petit rire forcé. « J’vais sûrement trouvé un rat ou quelque chose à bouffer, y’a pas de soucis avec ça. »

Tonton se lève soudainement, pris par un réflexe anxieux. Sans savoir pourquoi, il s’époussette son pantalon de nuit plein de sang avant de poser ses mains sur ses hanches et de demander, d’une voix faussement confiante :

« Enfin, bon, on parle, on parle… Mais tu dois être fatigué, ou… euh… tu veux boire quelque chose ? Un café, un jus, autre chose ? »

Tonton préfère penser à autre chose. Puis passer à la cuisine pour préparer une boisson à un Sladký exténué lui donnera une bonne occasion pour engloutir des paquets de biscuits, en attendant mieux.


Tonton cause en #a73c3c
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MessageSujet: Re: ((J'fais des claquages au cœur.)) Ϟ Tonton Sam 24 Mar - 23:15
Ce matin, tu t'es réveillé tout balôné. Te voilà avec la plus grosse diarrhée de ta vie. Et tu es dehors. Tu cours jusqu'à chez toi en te tenant le ventre, en hurlant depuis la rue "J'AI LA CHIAAAASSE"



((désolé c'était action ou vérité sur la cb j'ai pas eu le choix....))


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MessageSujet: Re: ((J'fais des claquages au cœur.)) Ϟ Tonton
((J'fais des claquages au cœur.)) Ϟ Tonton
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