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MessageSujet: howling at the moon ∆ Slad Mer 14 Mar - 0:42
fucking bad memories, it hurts like h e l l

• Les nerfs à fleurs de peau ;
C’était pour ce soir ;
Ça n’était qu’une question de temps ;
Son poil se hérissait alors qu’elle regardait les heures défiler, chaque minutes la rapprochant de ce moment qu’elle redoutait tant. Ça devenait insoutenable, une douleur dans l’estomac alors qu’elle y repensait. Dieu qu’elle détestait ça, cette oppression ressentie sur ses épaules à chaque tic de l’horloge. Son cœur s’affolait, il résonnait progressivement dans ses tympans. Ses poings se refermaient avec force, arrachant la peau de ses paumes. Elle ne cillait pas en regardant les points de sang se dessiner à l’intérieur de ses mains. Même pas mal. L’esprit trop préoccupé par cette soirée.
Il en faudrait plus pour le sentir ;
Elle n’allait pas faillir ;

Knock knock faisait la porte ;
La ramenant à la réalité ;
Bruit salvateur ;
Il arrivait au secours, involontairement. Ça n’était pas la raison de sa présence en réalité, c’était plus important. Plus délicat. « Salut. Entre, Slad. » soufflait-elle, comme déjà fatiguée. Où était passée l’inépuisable Cocheta ? Disparue avec cette nuit qui s’annonçait mouvementée. Tout deux aussi dérangés de ce qui allait arriver, de cette nature sauvage et imprévisible. Incontrôlable. Assoiffée de sang. Soif insatiable. « Je t’écoute Slad. Je peux peut-être t’aider ne serait-ce qu’un peu. » Limiter les dégâts. Limiter les victimes. Limiter ces visions d’horreur en redevenant maître de soi, tout ce rouge. Rouge sang. Peu charmant. Dégoûtant. Déroutant. Écœurant. L’odeur du fer et de la chaire.
Ils savaient que dès les premiers rayons de l’orbe lunaire ;
C’était l’heure du crime ;
Et ils allaient crier à la lune.

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MessageSujet: Re: howling at the moon ∆ Slad Mer 14 Mar - 1:09
Si ta vie est tracée : dévie!
Prends des routes incertaines, trouve des soleils nouveaux. Enfile des semelles de vent, deviens voleur de feu. Défie Dieu comme un fou, refais surface loin des foules. Affine forces et faiblesses, fais de ta vie un poème. Sois ouragan entre rebelles, houngan!

Une bête. Qui hurle et s'affole. Qui demande à sortir. À être libre. Libre de tuer. De dévorer. De faire jaillir le sang. Encore et encore. Putain de monstre. Contre qui l'on ne peut rien. Contre qui il est impossible de lutter. Tu vois le double de toi comme une calamité. Un cauchemar sans fin. Cette espèce d'ignoble fatalité partagée par ceux de ta race. Ceux qui ont une conscience. Assez humaine en tout cas. Il y a déjà la faim. Grandissante et puissante. Elle s'installe paisiblement dans son antre. Logé au creux de l'estomac. Elle ravage et dévore. Invincible. Insurmontable. Éternelle. Elle ne disparaîtra jamais complètement. Il n'y a jamais assez de sang. De mort et de cadavres. Jamais assez de visages à compter par milliers. Jamais assez de voix à entendre pleurer, agoniser dans un sommeil agité.

Jamais assez de vies éparpillées.

Les familles détruites. Les personnes perdues qui ne reviendront plus. Ses enfants qui ne reverront plus les visages de leurs parents. Ses parents qui ne retrouveront plus jamais le sourire de leurs enfants. Tu as tué tant de gens déjà. Tellement qu'il est difficile de tous les voir en une nuit. Difficile de tous les entendre une nouvelle fois. Pourtant tu n'oublies pas. Des souvenirs qui heurtent. Qui nécrosent à petit feu. Qui brûlent les entrailles. Tu as la gerbe. De toi. Du loup qui réclame sa pitance. Ce qu'il pense être son dû. Tu as besoin d'une solution. D'un endroit où perdre la bête. L’emprisonner. L'attacher ou la ligoter même. D'un endroit où ils ne seront pas là. Les traits inertes, les corps froids.

Tu cherches le salut de ton âme.

Tu toques. Faiblement. Sans vraiment oser aller jusqu'au bout. De cette vérité qui te prend. Tu as fui trop longtemps sans grand succès. Alors tu te tournes vers elle. « Salut Cocheta. » que tu ajoutes à sa suite. Simplement. Calmement. Comme si rien ne pouvait t'atteindre. Rien pour l'instant. C'est après le bain de sang que tu seras pitoyable. Comme à chaque fois. Paumé et déboussolé. Éreinté et accablé de culpabilité. Quand tu te souviendras de ce qui est arrivé. De ce qu'il a fait. De ce que tu as fait... « J'cherche le moyen... enfin un moyen de faire en sorte que loup tue moins de gens. » le loup comme si ce n'était pas vraiment toi. Cette dissociation encore. Toujours. Pour le mettre de côté. Comme si tout ceci n'était pas ton crime. Pourtant le sang sur tes mains, il ne s'efface plus. Il s'ancre et tu le vois. « Qu'est-ce que tu fais quand c'est la pleine lune ? » peut-être qu'elle a une solution. Quelque chose que tu ne connais pas. Tu pénètres son antre, inspectes rapidement les lieux. Le loup renifle déjà, à l'affût.

Tu l'espères tellement.
Comme pour te délivrer de ce fardeau.
Mais les solutions-miracles ne sont bonnes que pour les contes de fées.


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MessageSujet: Re: howling at the moon ∆ Slad Jeu 15 Mar - 19:32
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• Tic tac tic tac ;
Le temps était compté ;
Doucement il s’égrenait ;
C’était quelque chose qu’elle espérait depuis qu’elle était petite, embrasser la force que lui accordait sa nature et repousser ce côté meurtrier, voire l’éliminer, ne plus avoir ce poids sur ses épaules. Mais c’était impossible, longtemps bercée de ces douces illusions. Ramenée sur Terre par son grand-père. « Il y en a un seul. Crois moi j’ai essayé beaucoup de choses. J’ai pensé que… Que je pouvais contrôler la bête. » Instable. Impossible. Sauvage. Une bête que même l’hôte ne pouvait domestiquer. Comme sourde à tout ce qu’on lui disait, ne voulant pas communiquer. Seule sa soif de sang l’animait. La porte claquait derrière eux, alors que Cocheta allait s’assoir sur le canapé. Assise en tailleurs sur sa place, elle regardait l’autre loup et l’invitait à prendre place.
Le mettre en confiance ;
Ne pas effaroucher la bête ;

Ses yeux se promenaient sur ses bras ;
Se perdaient sur tout sauf lui ;
Elle avait toujours suivi les directives de son grand-père. Aller le plus loin possible, c’est mieux comme ça. Ne t’inquiètes pas, tu n’es pas seule, je suis là. « Je vais souvent toujours hors de Dédale. Le plus loin possible. Jusqu’à ce que je ne vois plus personne. » La forêt défilait devant ses yeux, toute cette verdure, s’y perdre, se perdre entre les cèdres. C’était là où elle ne pouvait blesser personne, tuer personne. Sauf les badauds qui se perdaient dans les bois. Quelle malchance. « Ça pourrait sembler stupide dis comme ça mais je t’assure que c’est mieux comme ça. Pour tout le monde. » Elle était sincère, honnête, le sérieux lisible sur son visage la changeait, presque différente. Mais avec ça, on ne rigolait pas. Pas maintenant. Non.
Tic tac tic tac ;
Et la lune, elle allait les regarder danser ;
Les regarder sombrer ;
Elle allait se moquer d’eux ce soir.

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MessageSujet: Re: howling at the moon ∆ Slad Dim 18 Mar - 16:15
Si ta vie est tracée : dévie!
Prends des routes incertaines, trouve des soleils nouveaux. Enfile des semelles de vent, deviens voleur de feu. Défie Dieu comme un fou, refais surface loin des foules. Affine forces et faiblesses, fais de ta vie un poème. Sois ouragan entre rebelles, houngan!

Similaire. En quête d'une solution. D'un salut. En quête d'un endroit paisible. Où tout serait plus simple. Tu viens à elle en détresse. En cherchant des réponses. Elle va t'en donner visiblement. Elle a quelque chose pour toi. Dans un regard impassible, tu l'observes et viens t'asseoir. Sans un mot. Sans un bruit. Il n'y a qu'un grognement qui semble vouloir remonter dans ta gorge. Un grognement de la bête. Elle se réveille doucement. Sort de sa tanière. De son sommeil. Tu fronces les sourcils. Elle est déjà là. Dans l'attente. Attendant son heure pour se défouler. Pour déferler sur ce monde. Pour s'acharner sur les pauvres âmes égarées sur son chemin. Connard. « Moi aussi... j'ai cru pouvoir le dompter, j'ai même... pensé à essayer de le comprendre. » c'est peine perdu. Vous ne pourrez jamais vous comprendre. Trop différents. Trop éloignés. Trop en oppositions.

Trop en conflit.

Elle ne te regarde pas. Cocheta fuit tes yeux et tu en fais alors de même. Regardant tes pieds au sol. Sa voix résonne. Elle te berce d'illusions. Elle s'éloigne d'ici. Ce n'est pas si bête. Tu y as pensé. Un jour, tu as songé à partir, mais tu avais peur d'avoir le temps de revenir. « J'y ai pensé aussi... mais j'avais peur de revenir quand même... que ça ne serve finalement à rien. » qui sait ce que la bête fait quand tu es troublé. Quand tu patauges dans le noir. Quand tu n'existes plus finalement. « Alors... du coup on va aller loin dans la forêt, c'est ça ? » que tu demandes toujours sans l'observer. « Est-ce que tu ne t'es jamais réveillée à Dédale le lendemain ? Je veux dire, la bête ne revient jamais d'elle-même ici ? J'imagine qu'elle doit trouver des proies quand même dans les bois... des animaux ou des... gens égarés ? » tu ne sais pas trop. Ta bête n'a jamais essayé de manger un animal. Ou alors tu ne t'en souviens simplement pas. Comme beaucoup trop de choses.

Comme beaucoup de visages aussi.


@Cocheta



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MessageSujet: Re: howling at the moon ∆ Slad Jeu 22 Mar - 11:20
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• Se sont-ils tous bercés d’illusions ?
Songer à dompter cette bête féroce ;
Peut-être tous ceux qui n’avaient pas embrassé cette force ;
Combien de fois elle avait rejeté sa nature sanglante, suppliant à tuer ce loup qui dormait en elle, qui attendait que son heure vienne. Je ne veux plus de lui, tue le s’il te plait. Encore et encore, elle les entendait presque résonner dans sa tête. Vilains souvenirs. Douloureux souvenirs. Taisez-vous, par pitié. Taisez-vous. Si seulement il était possible de la calmer, de la contenir, cette vile créature. Mais elle commençait déjà à imposer sa présence, à grogner pour se montrer. Les babines retroussées, prêt à chasser. Tout doux. Il n’est point encore l’heure. La lune n’a pas encore montré ses premières lueurs. Il n’est pas encore minuit. Il n’est pas encore l’heure du crime.
Mais elle se rapprochait ;
Doucement et sûrement ;
Silencieusement ;

Qui n’avait pas eu peur ?
De revenir sur ses pas et semer la terreur ;
De se réveiller un beau matin dans une mare de sang. Comme ce matin-là. L’envie de vomir lui prenait les tripes en revoyant toutes ces images. Non. Non. NON. Elle déglutissait en chassant tout ça, ça n’était pas le moment. « Pas de ce que je me souviennes des dernières lunes. Je pense que la bête doit trouver de quoi se rassasier quelque part. Les badauds qui se perdent ou je ne sais quoi. » Et ça, ça n’était pas la première fois. Combien de fois alors qu’elle était encore en Alaska ? Combien de cadavres avait-elle vu le matin à leurs pieds ? Et tout ce rouge. Rouge sang. Imprégné dans la terre, sur ses mains. « C’est le mieux à faire. Je ne pourrais pas me réveiller un matin et voir mon colocataire mort à cause de ça. » Oh qu’elle s’en voudrait. La bête se moquait des liens qui unissait les gens, elle voulait simplement se rassasier. Déchirer. Écorcher. Dévorer. Qu’importait tout ce que l’hôte avait pu construire, elle était là pour détruire et ne rien laisser.
Plus que des cendres ;

Une dure réalité qu’elle avait accepté ;
Ses doigts passaient sur ses bras. Nerveuse. Oh oui. « Ne pars jamais à la dernière minute aussi. Tu pourrais t’en mordre les doigts. » Cocheta daignait à lever les yeux de sa peau basanée pour le regarder. Comme pour souligner ses propos. Graver dans un coin de sa tête ce qu’elle avait dit. Garder précieusement ces informations. « Mais tu faisais quoi toi, pour gérer ça ? » Est-ce qu’il reprenait contrôle de lui-même et avait ces visions d’horreur à ce moment-là ? C’était la grande question. Comment pouvait-il bien faire ? Avait-il quelque chose qu’il lui pesait sur les épaules en voyant ce qui s’était passé au petit matin ? Trop de questions. Si peu de temps.
Là était le problème ;
Le temps, il n’y en avait jamais assez.

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MessageSujet: Re: howling at the moon ∆ Slad
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